Site EQIOM de Saint-Eloi

Site EQIOM de Saint-Eloi


Ici sur le site de Saint-Eloi, nous
avons l’usine de sable industriel qui est là derrière nous et la sablière qui
est un peu plus bas. Vous êtes ici sur le site de traitement
des matériaux à Saint-Eloi. Les matériaux viennent de la drague à
Chevenon. Le matériau est extrait donc par la
drague, drague flottante avec une chaîne à godets. Ce matériau que l’on appelle le
tout-venant est acheminé par tapis traversant la Loire et arrivant jusque
sur le site où on se trouve ici. Il est traité , mis en stock puis
il est pris sous un tunnel. Ce tunnel à tapis qui alimente une
installation de criblage. Nous avons deux cribles: un crible
primaire et un crible secondaire. Le crible primaire enlève tous les
cailloux, le crible secondaire calibre les graviers et les sables. Nous faisons cinq
coupures standard pour les bétons, les particuliers, les préfas et nous avons
un matériau spécifique qui passe par un cyclone pour l’ usine de sable
industriel qui se trouve aussi sur le site de saint-Eloi. A l’ usine de Saint-Eloi, nous faisons
ce que nous appelons du stade industriel, c’est à dire que nous avons du sable
qui est définé, qui est fabriqué en sablière spécialement pour nous.
Première étape c’est que nous le séchons, nous avons un brûleur avec un
tube sécheur qui nous sèche le sable à une température moyenne de 90 degrés,
le but du jeu c’est d’enlever toute humidité de notre sable par rapport au
sable d’entrée parce que l’humidité est notre principal ennemi. Si nous avions du sable humide, nous n’aurions pas la possibilité de cribler au micro près, ce qui est notre cas actuellement. Une fois ce sable séché, nous le
criblons tout en haut de l’usine à un crible unique à 12 étages qui nous
permet de faire les coupures qu’on a besoin. Nous remplissons 12 silos d’une capacité
maximum chacun de 100 tonnes avec des coupures granulométriques très
différentes. Donc ça va du très très fin, du 0 à 0,63 mm et ça peut monter jusqu’à 4 voire 8 mm en fonction des
silos que nous utilisons. Suite à cela, en fonction des normes, des besoins et des demandes clients, nous recomposons ce sable – nous avons
énormément de formules de recomposition – nous mélangeons après nous chargeons soit du vrac soit nous chargeons des big bags soit nous
fabriquons des palettes en sac de 25 et 15 kg en fonction des demandes des
clients. Il faut savoir que notre process à l’usine est entièrement automatisé. A partir du moment où nous sommes alimentés jusqu’au moment où nous remplissons les silos. Tout est entièrement automatisé et géré par un automate. La capacité totale de notre usine et de l’ordre de 20 tonneurs. Nous avons une production annuelle
d’environ 60 mille tonnes. On livre dans le monde
entier, on a été capables de faire des chantiers en Arabie saoudite, en Iran, au
Koweït, aux Etats-Unis, c’est vraiment très
très large. En fait, la particularité du sable industriel,
c’est que tous les process de filtration, des stations de traitement d’eau, les grands
groupes les ont validés avec nos produits parce que notre produit à la
base a une spécification, c’est que le sable est très solide et très abrasif,
très siliceux et donc tout leur process a été validé avec notre sable. C’est pour ça que notre sable est capable d’aller dans des chantiers du monde entier. Le projet BSV est un projet qui a
démarré au début des années 2000. Le groupe souhaitait implanter une
carrière calcaire en vue d’alimenter notre dispositif en île-de-France. Le site de Bayel a été choisi en raison donc des
matériaux calcaires. Le site de Saint-Eloi a été retenu en raison de la qualité
des matériaux que nous exploitons qui sont des matériaux dits de Loire. Et
enfin notre plateforme de Vernou implantée sur la commune de la Grande
Paroisse a été retenue de par sa proximité avec l’île-de-France. Les
matériaux vont être recomposés et seront expédiés par la voie d’eau vers
l’île-de-France. Le projet BSV, c’est plus de 26 millions
d’euros d’investissement pour l’ensemble des ?. Dans le cadre du projet BSV, on a récupéré la plateforme ferroviaire qui existait et située à vol d’oiseau à un kilomètre du site de Saint-Eloi. C’était une plateforme qui
était abandonnée qu’on a réhabilitée. Actuellement, nous envoyons un train
par semaine qui est chargé chaque dimanche sachant que le but, à terme, ce
sera d’envoyer certainement deux voire trois trains par semaine en fonction du
de l’agrandissement du fameux Grand Paris que nous attendons tous.
C’est un super challenge, ça valorise la Nièvre et les gisements
qui se produisent dans la Nièvre. Le sable de Loire est très
réputé. C’est vrai que participer à ce projet
BSV, c’est une grande grande fierté pour les gens du site. Nous nous impliquons pleinement dans ce projet parce que ça nous offre
d’énormes perspectives d’avenir en termes de développement collectif et
personnel et surtout c’est un challenge qui est super intéressant et super
motivant à relever. Vivement la suite!

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