Saint Uriel archange, l’ange de Lumière au passage de la mort, par Arnaud Dumouch


Bonjour nous sommes en 2017 et je voudrais
raconter la vie d’un archange, un archange inconnu, parce que la Bible ne donne pas son
nom, mais un archange essentiel qui raconte sans cesse son action sur le monde. Cet archange en fait, est connu depuis toujours. Dans toutes les religions on en parle. Par exemple dans l’Égypte antique ils savaient
sous forme symbolique animal, ces hommes de l’ancien temps, ils savaient qu’à l’heure
de la mort, lorsqu’on passait dans l’autre monde et qu’on devait franchir un passage
dangereux, beaucoup d’angoisses frappaient les hommes. Et bien un être particulier venait rassurer
et accompagner le mourant pour qu’il atteigne l’endroit où il serait jugé où lui apparaîtrait
ensuite Osiris et Isis, pour le jugement dernier. A l’époque ce dieu était représenté comme
un chacal, un chacal à la noble lignée. Il était rassurant. Son nom c’était Osiris. Sans doute les égyptiens anciens lui avaient-ils
donné cette forme parce qu’ils avaient remarqué que près des cimetières, les chacals
venaient souvent roder. Et donc dans leur esprit enfantin, tout naturellement,
ils avaient représenté cet être spirituel dont ils savaient l’existence sous cette représentation
animale. Chez les juifs anciens, avant la venue du
Christ, son nom était connu. Le livre d’Hénoch en parle et la tradition
des juifs le citait, comme l’ange qui vient chercher les personnes à l’heure de la mort. Comme l’ange qui apporte la lumière. Son nom en hébreu c’était Uriel. Uriel signifie en hébreu, la lumière de
Dieu, et le prophète Isaïe avait fait référence à lui en donnant cette prophétie que reprend
l’Évangile selon saint Matthieu au chapitre 4 verset 14. « Ainsi s’accomplit la prophétie du prophète
Isaïe 8,23 Terre de Zabulon, terre de Nephtali, route de la mer, pays de Transjordanie, Galilée
des nations. Le peuple qui demeurait dans les ténèbres
a vu une grande lumière et sur ceux qui demeuraient dans la région sombre de la mort, une lumière
a resplendit et cette lumière c’était donc Uriel, l’ange qui apparaissait au mourant,
pour leur annoncer le salut à venir. Ce salut serait, le verbe incarné. Le livre d’Hénoch qui n’est reconnu que par
l’Église éthiopienne, parle de lui et l’évoque en disant ceci : « C’est l’ange que le seigneur
de gloire a préposé à toutes les étoiles qui brillent dans le ciel et qui éclairent
la terre. Ainsi Uriel serait l’ange qui apporte la
lumière, mais c’est aussi l’ange du châtiment lorsqu’il en faut et l’ange de la mort lorsqu’elle
vient. Et ce qui est curieux, c’est que l’Église
Anglicane officiellement l’a mis dans sa liturgie. Pourquoi l’a-t- elle fait? Mystère, mais toujours est-il que il est
l’un des 4 archanges. Le premier, saint Michel donc « Qui est comme
Dieu? » C’est son nom. Le deuxième saint Gabriel à savoir « l’homme
de Dieu, le messager de Dieu ». Le troisième saint Raphaël, « Dieu guérit » et le quatrième
Uriel. Et elle l’évoque dans une prière qui dit
ceci : « O saint Uriel, prie pour nous afin que
notre cœur s’enflamme du feu du sacré cœur de Jésus, aide nous, pour que nous
coopérions à la grâce qui nous a été donné lors de notre confirmation et aux dons
du Saint-Esprit. Accorde nous le glaive de la foi afin que
nous soyons davantage en conformité avec l’adorable Seigneur Jésus-Christ. »
Dans l’islam, son nom est Azraël, Azraël. Et là aussi il est considéré comme l’ange
qui vient nous chercher à l’heure de la mort, celui dont parle l’apocalypse dans ce texte
parce qu’il est véritablement cité même si son nom n’est pas donné au chapitre 14,
verset 17. « Un autre ange sorti du temple au ciel,
tenant à la main une faucille aiguisée. Et un autre ange sorti de l’hôtel, l’ange
préposé au feu et cria d’une voix puissante à celui qui tenait la faucille, jette la
faucille aiguisée, vendanges les grappes dans la vigne de la terre, car ces raisins
sont mûrs. L’ange jeta alors ça faucille sur la terre,
il en vendangea la vigne et versa le tout dans la cuve de la colère de Dieu, cuve immense. Puis on foula à cette vigne en dehors de
la ville et il en coula du sang qui monta jusqu’au mord des chevaux, sur une étendue
de 1000 stades. »
Ces textes paraissent effrayants et donc la question qui se pose, est ce qu’on a à faire
un ange de Dieu ou un démon? Est ce qu’on a à faire à un ange positif
ou un ange dangereux qui fait peur. Et bien cette ambivalence s’explique et je
vais en donner la raison. En fait, quand les anges se mirent à servir
Dieu, au début de leur création, et bien il le servir avec la connaissance précise
de ce qu’était leur rôle pour les hommes qui seraient créés des milliards d’années
plus tard. À savoir qu’ils devaient les aider à progresser
vers un salut fondé sur l’humilité, celui qui est le plus petit serait le plus grand
et sur l’amour celui qui aimerait davantage verrait Dieu un avantage. Ça veut dire qu’en fait ils se mettaient
au service d’un projet qui les défavorisait eux, parce que les anges ce sont des pure
intelligences, brillantes, des ingénieurs de haut niveau, des techniciens capables d’aider
Dieu à structurer l’univers. Dieu n’a pas besoin d’être aidé bien sûr. Mais il aime mettre ses amis à contribution
dès qu’il le peut. Ce projet, certains le refusèrent en disant
: « Il n’en est pas question. Celui qui est le plus intelligent doit être
le plus grand et c’est logique. Celui qui est le plus intelligent doit voir
Dieu davantage et c’est logique puisque Dieu est la cause de toute intelligence. Les bons anges au contraire, dont en particulier
Uriel, décidèrent d’obéir à Dieu, même s’ils ne comprenaient rien, et ils firent
la volonté de Dieu dès le départ, en sachant ce qu’elle était. Ainsi l’archange Uriel passe son temps, avec
les autres bons anges, à mener le plus haut possible, les hommes dans la voie de l’humilité
et de l’amour, pour qu’ils soient grands au ciel. Et quand ils arrivent à être grands au ciel,
aussitôt ils se mettent à leur service en leur disant : « Donnez les ordres, vous êtes
passé par la vie terrestre et nous agirons pour le bien des enfants qui restent en chemin,
vers cette vie éternelle. La conséquence est que pour Uriel, la vie
terrestre elle est ce qu’elle est, un passage très court 80 ans pour quelques vigoureux,
cent ans pour quelques-uns, mais certainement pas un séjour une demeure où on reste. Et donc pour cet ange, lorsqu’il fait passer
un homme de ce monde à l’autre, c’est tout simplement un changement de pièce. Cependant pour les hommes qui sont sur terre
et bien il y a deux réactions, parce qu’il y a deux sortes d’hommes. Il y a d’abord des hommes qu’on appelle les
habitants de la terre, ceux qui se sont installés dans une maison en dur, pour y rester et pour
eux l’ange de la mort Uriel ou à Azraël, comme d’autres l’appellent. C’est un ange de terreur, c’est quelqu’un
qu’il faut fuir, quelqu’un qu’on va essayer de contourner par toutes les ruses possibles
lorsqu’ils lancent faux, sa faucille sur la terre pour faucher une vie. Mais pour ceux qui n’a n’espèrent qu’une
seule chose, naître à la vraie vie, voir Dieu face à face, être dans ce lieu dans
sa vraie patrie, l’ange Azraël est un ange de lumière. C’est l’ange du passage et on espère sa venue. La petite Thérèse de l’Enfant-Jésus, on
lui demandait un jour : « Est-ce que tu as peur de la mort? » Elle disait de plus en plus, elle disait
ceci : « De moins en moins plus je m’en approche. »
Une autre fois une sœur lui demandait : « Est-ce que vous êtes abandonné à Dieu, du fait
que vous allez mourir bientôt? » Elle répondait : « Non, je suis abandonnée
à Dieu du fait que je doive vivre encore sur cette terre. » C’est un autre monde à savoir que la vraie
vie est de l’autre côté, pour les habitants du ciel. Et bien voilà pourquoi l’archange Uriel fait
peur à certains et réjoui d’autres, lorsqu’il se présente. Je voudrais citer la première fois ou dans
la bible il apparaît ou du moins son action discrète est attribuée à Dieu. C’est en genèse chapitre 5, verset 23. « Il y avait un homme qui s’appelait Énoch. La durée de sa vie fut de 365 ans, son chiffre
réel, on ne sait pas. Ce qui est sûr c’est que et Énoch marchât
avec Dieu puis il disparut, parce que Dieu l’enleva. Énoch fut le premier saint de cette époque-là,
le premier à ne souhaiter qu’une chose, que Dieu vienne le chercher. Il envoya son ange Uriel qui l’enleva et
qui l’emmena corps et âme dans l’autre monde. C’est ce que pense la tradition juive. Par contre, je voudrais raconter la mort d’un
autre homme qui là, pour le coup, c’est l’inverse! L’ange de la mort était plutôt terrifiant,
un peu comme l’Ankou des bretons, et des anciens païens. C’est dans Actes chapitre 12, verset 21. Il est raconté la mort d’Hérode Antipas,
celui qui présida à la mort de Jésus. Au jour fixé, Hérode vêtu de ses habits
royaux, pris place sur la tribune et se mit à haranguer le peuple, parce qu’ils voulaient
récupérer l’or du temple. Et le peuple se mit à crier : « Il est magnifique! C’est un Dieu qui parle, ce n’est pas un homme. » En fait le peuple le flattait parce qu’il
avait peur qu’il confisque le trésor du temple, qui étaient en fait le dépôt de leurs économies
très souvent. Mais à l’instant même et tenant compte de
la prière de ces gens, Dieu envoya son ange, et l’ange du Seigneur le frappa, pas parce
qu’il n’avait pas rendu gloire à Dieu et rongé de verre, il rendit l’âme. La mort d’Hérode est racontée, plus en détail
par Flavius Josèphe. Effectivement, il était tellement corrompu
par cette plaie qu’il atteignit vers la fin de sa vie, que son odeur était devenue insupportable. Mais alors on peut se dire pourquoi Uriel
l’a-t-il frappé d’une mort si horrible, à travers cette maladie, cette corruption, cette
gangrène. En fait, comme je l’ai dit, le but d’Uriel
est de sauver ce pêcheur-là aussi. Et donc, que sa mort lui fasse toucher du
doigt, ce qu’il est vraiment, un pauvre homme, un peu comme ça se passait pour les empereurs
d’Autriche Hongrie, lorsque ils arrivaient pour leurs tombes, avec après leur mort,
ils frappaient à la porte du tombeau où on devait les accueillir, et la liturgie faisait
dire ceci : « Le prêtre qui était à l’intérieur du
tombeau criaient, qui est là? Et on répondait c’est l’empereur untel, l’empereur
de toute l’Autriche, l’empereur de toute la Hongrie qui vient pour être enterré ici. Et la porte ne s’ouvrait pas. Une deuxième fois le prêtre à l’intérieur
du tombeau posait la question : « Qui est là, qui frappe? » Et on répondait c’est l’empereur d’Autriche
et de Hongrie qui vient pour être enterrés ici. Et la porte ne s’ouvrait pas. Une troisième fois il posait la question
le prêtre et on répondait c’est le pauvre pêcheur Ferdinand, celui qui a été mis
sur le trône pour quelques temps et qui maintenant se présente devant le Seigneur avec ses péchés. » Alors la porte s’ouvrait voilà le travail
que fit l’ange pour essayer de sauver Hérode, ce tyran et lui faire découvrir l’humilité. Je voudrais raconter une autre mort et cette
fois dans le détail puisqu’on l’a la mort de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus dont
je parlais tout à l’heure, pour bien montrer comment l’ange Uriel, parce que c’est sans
doute lui qui vint et ensuite elle vit le Chris, t comment elle le vit juste avant de
mourir et en devint lumineuse. Donc les sœurs racontent qu’à six heures,
quand l’angélus sonna, la petite sœur Thérèse regarda longuement la statue de la Sainte-Vierge. Pendant ce temps, si plein d’angoisse pour
nous, on entendait par la fenêtre tout un ramage d’oiseaux, de rouges gorges qui chantaient
tout joyeux et cela me perçait le cœur, parce que notre petite sœur était en train
de mourir. Et je priais pour que ces oiseaux se taisent
enfin et que le silence face pour la mort de notre petite sœur. Vers sept heures, sœur Thérèse soupira
enfin et demanda à notre mère supérieure; « Ma mère n’est-ce pas encore l’agonie,
ne vais-je pas mourir? » Et regardant son crucifix elle dit : « Oh
je l’aime! Mon Dieu je vous aime! »
Après avoir prononcé ces paroles elle tomba doucement en arrière, la tête penchée à
droite et elle disait : « Ouvrez toutes les portes! » Cette parole avec quelque chose de solennel
et me fit penser qu’au ciel, le bon Dieu devait la dire en ce moment à ses anges. Quant au visage de la petite sœur, elle reprit
tout d’un coup le trait de lys qu’elle avait lorsqu’elle était en pleine santé et ses
yeux regardaient vers le haut, comme si elle voyait quelqu’un. Ils étaient brillants de paix et de joie. Elle faisait certains beaux mouvements de
la tête et elle rendit le dernier soupir. Après sa mort, elle conserva ce céleste
sourire. Elle devait avoir vu un être de lumière
pour avoir un tel sourire après de telles souffrances. Thérèse fut inhumée le lundi 4 octobre
1897. C’est ainsi que beaucoup de personnes qui
meurent en odeur de sainteté, ont la joie de voir, juste dans le passage, leur apparaître
cet ange Uriel, l’ange de la mort qui ensuite les introduit auprès de la sainte Vierge,
des saints et des anges, et du christ enfin. Évidemment certains se demandent mais est-ce
Uriel de toute façon, çe n’est pas un démon. On voit bien que le démon parfois peut tuer. On en a même un exemple dans la Bible, dans
le livre de Job au chapitre 1. « En ce jour-là, les fils de Dieu venaient
se présenter devant Dieu et Satan aussi s’avançait parmi eux. Et Dieu dit à Satan : « As-tu vu comment
mon serviteur Job se comporte bien noblement? »
Et Satan lui répondit : « Pas étonnant, tu l’a comblé de richesses. Tu as entouré sa maison de protection, mais
touche seulement à ses biens et il te maudira en face. » Alors Dieu répondit à Satan : « Soit
touche à ses biens, mais ne prend pas sa vie car je t’en demanderai compte. Le lendemain Job se leva et à peine c’était-il
est élevé qu’un serviteur arriva en disant : « Maître, maître, chez tes enfants, ils
étaient tous dans la maison quand tout d’un coup un vent est venu du ciel et la maison
s’est écroulée sur eux. Ils sont tous morts et je suis le seul survivant. »
On le voit, l’autorisation de Dieu là, dans ce cas-là, permis à Satan d’emporter la
vie des enfants de Job. Mais en réalité, c’est extrêmement rare. On a très peu d’exemples où l’ange qui se
présente à la mort est Satan. Pourquoi? Parce que Dieu ne lui donne pas l’autorisation,
parce que la décision de mettre fin à une vie pour la faire passer dans l’autre monde
n’appartient qu’à Dieu seul. Il peut la donner parfois et quand il la donne
c’est toujours pour sauver la personne, parce que la vision de terreur suscite chez ces
personnes mourantes qui ont souvent commis beaucoup de mal en cette vie, suscite une
conversion. Ils ont peur de l’enfer et du coup il se réforme
dans ce dernier moment de leur vie. On le voit d’ailleurs dans les expériences
proches de la mort à peu près 5 % des gens au lieu de voir la lumière mélange de la
vie, voient une expérience infernale. Mais ça ne les gagne pas. Ça leur fait une belle peur que quand ils
reviennent sur terre ils se convertissent pour ne jamais retourner dans cet endroit. On peut facilement prouver, à travers l’écriture
que même lorsque les morts se passent dans un cadre d’une condamnation, afin de sauver
les gens de l’orgueil et bien c’est l’ange du Seigneur qui vient, ce n’est pas le démon
habituellement. Par exemple, dans l’histoire de Sodome et
Gomorrhe, on sait que dans ces villes les hommes étaient des scélérats terribles,
pratiquant le viol, pratiquants l’usure, pratiquant je dirais les crimes contre nature. Et Abraham intercéda pour ces deux villes
en disant : « Mais peut-être que parmi elles il y a un seul juste ou deux. » Alors Dieu dit à Abraham si on trouve
à Sodome et Gomorrhe un seul juste ou deux, alors je ne détruirai pas ces villes et Dieu
envoya à Sodome et Gomorrhe deux anges pour vérifier l’état de leur moralité. On n’a pas le nom de ces anges mais on peut
supposer que c’est saint Michel et Uriel. Ils se présentèrent, ils frappèrent à
la porte de Lot et de Job qui était le neveu d’Abraham. Ils entrèrent dans la maison et l’hospitalité
était sacrée. Mais voilà que pendant la nuit des vauriens,
des hommes de la ville frappèrent à la porte en disant : « Livre nous les deux hommes
qui sont entrés chez toi, afin que nous couchions avec. »
Lot sorti et il les suppliait de ne pas faire de mal, que l’hospitalité été sacrée et
qu’on ne pouvait pas faire une chose comme ça. Mais eux s’échauffaient de plus en plus. Alors les deux hommes ouvrirent la porte tirèrent
Lot à l’intérieur de la maison et lui dirent : « La destruction de Sodome et Gomorrhe
et décidée.» Quant aux hommes qui étaient à l’extérieur
de la maison, ils les frappeurs de berlue si bien qu’ils n’arrivaient plus à retrouver
leur chemin. Ils finirent par partir. Les anges entraînèrent Lot et sa famille
en dehors de Sodome, puis ils envoyèrent le feu sur la ville qui les détruisit tous. On a une histoire analogue ou l’ange Uriel
se fait exterminateur dans l’histoire de l’exode, quand Moïse fait sortir son peuple d’Égypte. On sait que rien ne pouvait faire changer
Pharaon. Pourtant il avait vu les neuf plaies d’Égypte. Il en manquait une, la 10e, à savoir la mort
de tous les premiers nés. Mais Dieu prévint Moïse et lui dit que chaque
famille tue un agneau pour la Pâques, parce que l’ange du seigneur va passer et qu’on
mette son sang sur le linteau de la porte de telle façon que lorsque l’exterminateur
passera, et bien il saura qu’il y a là une famille de ton peuple et il n’y touchera
pas. C’est ce que fit le peuple juif lors de cette
première pâques et pendant la nuit l’ange passa et extermina tous les premiers-nés
d’Égypte, tandis que dans le peuple d’Israël pas un chien n’aboya parce que il n’y eu
pas une seule clameur. Au milieu de la nuit le pharaon se leva mais
aussi tout son peuple et voici que leur fils aîné était mort. Alors il convoqua tout de suite Moïse et
lui dit : « Partez maintenant, allez adorer votre Dieu dans le désert. »
On peut se dire mais, est-ce que donc qu’Uriel n’est pas un ange de destruction et de méchanceté? La réponse encore une fois, est non! Ces enfants qui périrent ce jour-là, il
récupéra leur âme de l’autre côté de cette vie. Ils continuèrent leur chemin jusqu’à leur
salut éternel, jusqu’à ce que le Christ viennent les voir le vendredi saint dans le
schéol et les entraînent dans la vision béatifique. Encore une fois, il faut se placer du côté
de cet ange pour qui la mort n’est qu’un passage. On comprend cependant comment dans tous les
peuples anciens, les peuples païens en particulier, cet ange est représenté terriblement, comme
l’ange de la mort avec une faux, par exemple qu’on se souvienne du passage dans le livre
des nombres au chapitre 22. Il y avait un prophète païen appelé Balaam,
un prophète puissant. Et voici qu’un vieux païen vint le trouver
en lui disant : « Va maudire Israël! » Pour ma part on sait que quand tu maudis,
la chose est maudite et quand tu béni, la chose est bénite. Et Balaam lui répondit : « Je ferai ce que
Dieu me dira de faire! » Et il fut contraint par Dieu de bénir
Israël. Cependant un jour Balaam ne fit pas la volonté
de Dieu et il partit pour un endroit où Dieu ne lui avaient pas commandé d’aller. Alors la colère de Dieu s’enflamma contre
lui et il envoya son ange, l’ange de la mort pour lui barrer le passage. Et voilà ce que raconte le texte : « Le
départ de Balaam excita la colère de Dieu et l’ange de Dieu se posta sur la route pour
lui barrer passage. Lui montait son ânesse, ses deux garçons
l’accompagnaient. Or l’ânesse de Balaam vit l’ange du seigneur
posté sur la route, son épée nue à la main. Elle s’écarte à de la route à travers champs
mais Balaam battit l’ânesse pour la ramener sur la route. L’ange de Yahvé se teint alors dans un chemin
creux et là il espérait pouvoir frapper Balaam. L’ânesse vit l’ange de Yahvé et rasa mur
il frottant le pied de Balaam qui battit encore une fois son ânesse. L’ange du Dieu changea de place et se tint
dans un passage resserré où il n’y avait pas d’espace pour passer ni à droite ni à
gauche. Quand l’ânesse vit l’ange de Dieu, elle
se coucha sous Balaam. Balaam se mit en colère et battit son ânesse
à coups de bâtons. Alors Dieu ouvrit la bouche de l’ânesse
et elle dit à Balaam : « Que t’ai-je fait pour que tu m’aies battu ainsi par trois fois? » Balaam répondit à l’ânesse : « C’est
que tu t’es moquée de moi. Si j’avais eu en main une épée je t’aurais
tuée. » L’ânesse dit à Balaam : « Ne suis-je
donc pas ton ânesse qui te sert de monture depuis toujours et jusqu’à aujourd’hui. Ais-je l’habitude d’agir ainsi envers toi? »
Il répondit non! Alors Dieu ouvrit les yeux de Balaam qui vit
l’ange de Dieu posté sur la route avec son épée à la main. Alors il s’inclina et se prosterna face contre
terre et l’ange de Dieu lui dit : « Pourquoi as-tu ainsi battu ainsi ton ânesse par trois
fois, c’est moi qui étais venu te barrer le passage car moi présent, la route n’aboutit
pas. L’ânesse m’a vu et devant moi et s’est
dérouté par trois fois bien t’en a pris qu’elle se soit détournée car je t’aurais
tué. Elle, je l’aurais laissée en vie. Et c’est ainsi que Balaam a reconnu qu’il
avait désobéi à Dieu et qu’il avait péché. Mais évidemment dans devant de telles visions
de tels récits il n’est pas étonnant que les hommes de cette époque-là qui ne savaient
pas des intentions de cet ange, le représente comme un esprit maléfique. Il faut bien se mettre en tête que les hommes
de cette époque-là n’avaient pas reçu l’Évangile. Ils ne comprenaient pas pourquoi il y avait
la mort, pourquoi il y avait la souffrance avant la mort, pourquoi ça préparait l’autre
monde. Par exemple, le roi David, lorsqu’il pécha
gravement et qu’il trompa, je dirais, il trompa un de ses hommes, un des hommes de son armée. Il prit sa femme, il coucha avec et ensuite,
comme elle était enceinte, il fit assassiner cet homme. Alors le prophète fut envoyé à David puis
lui révéla son péché grave. Et puis il lui demanda de choisir entre deux
peines, soit il serait, lui comme roi, sous la dépendance de ses ennemis les Philistins
pendant quelques mois, soit la peste frapperait le peuple pendant quelques mois. David était dans l’angoisse il se demandait
ce qu’il devait choisir. Il se dit à un moment donné, autant être
dans la main de Dieu, la peste, plutôt que dans la main de mes ennemis. Et donc il choisit la peste. Voilà ce que raconte le texte en Samuel chapitre
24, verset 14. « C’était le temps de la moisson. Dieu envoya la peste en Israël depuis le
matin jusqu’au temps fixé. Et le frais fléau frappa le peuple et 70
milles hommes du peuple moururent depuis Dan jusqu’à Bethsabée. L’ange étendit sa main vers Jérusalem pour
l’exterminer mais Dieu se repentit de ce mal et dit à l’ange qui exterminait le peuple
: « Assez! Retire à présente ta main. L’ange de Dieu se trouvait près de l’aire
d’Aravna des Jébuséens. Quand David vit l’ange du Seigneur qui frappait
le peuple, il dit au Seigneur : «C’est moi qui ai péché, c’est moi qui ai commis le
mal, mais cela c’est le troupeau, qu’ont-ils fait que ta main s’appesantisse donc sur
moi et sur ma famille. »
Et effectivement, David ne pouvait pas comprendre, pourquoi le peuple était frappé pour un
péché à lui, un péché personnel. L’ange de la mort Uriel, intervient très
souvent comme cela. Il intervient parfois au service du peuple
de Dieu, par exemple dans 2 chroniques, chapitre 32, verset 20 :
« Voici que le roi Sennachérib menace est d’envahir Israël et de détruire le royaume. Dans cette situation le roi Ézéchias et
le prophète Isaïe décidèrent de prier d’implorer le ciel de sauver le peuple. Alors dit la Bible : « Dieu envoya son ange
qui extermina tous les vaillants preux, les capitaines et les officiers dans le camp du
roi d’Assyrie. Celui-ci s’en retourna le visage couvert de
honte dans son pays, puis il entra dans le temple de son Dieu où quelques-uns de ses
serviteurs le frappèrent de l’épée. Et c’est ainsi qu’Israël retrouva la tranquillité. On a dans une autre guerre un peu plus tard,
la guerre des juifs contre le peuple grec, vers 250 avant Jésus-Christ, la même chose. Là il s’agit des d’Héliodore qui vint
avec une armée grecque pour piller les richesses du peuple, les richesses qui étaient encore
une fois stockés dans le temple de Jérusalem. Héliodore était décidé à exécuter ce
qu’il avait décidé. Et la Bible raconte dans deux Macchabées
chapitre 3 verset 24 qu’il était là avec ses satellites, prêts du trésor du temple,
lorsque Dieu, sa toute-puissance se manifesta avec un tel éclat que tous ceux qui avaient
osé entrer là, frappés par la force de Dieu se trouvèrent sans vigueur et sans courage. En effet voici qu’à leurs yeux apparut un
cheval, monté par un redoutable cavalier richement caparaçonné, bondissant avec impétuosité. Il agitait contre Héliodore ses sabots de
devant et l’homme qui le montait paraissait avoir une armure d’or. Deux autres jeunes hommes lui apparurent en
même temps et d’une force remarquable, éclatant de beauté, couvert d’habits magnifiques. S’étant placés l’un d’un côté l’autre
de l’autre, ils flagellaient sans relâche Héliodore lui portant une grêle de coups. Héliodore soudain tombé à la terre, fut
environné d’épaisses ténèbres. On le ramasse à pour le mettre dans une litière. Un peu plus tard, certains des compagnons
d’Héliodore prièrent Onias et le supplièrent de prier Dieu afin qu’il soit guéri et qu’il
puisse se relever de cette attaque. À partir de tous ces textes, on peut deviner
quel sera le rôle d’Uriel au moment de notre mort. Et bien, on peut dire que c’est lui qui viendra
nous chercher. Mais si notre cœur et dans le ciel, ce sera
une grande joie, comme pour la petite Thérèse de l’Enfant-Jésus, nous verrons un ange de
beauté, de miséricorde, il nous rassurera dans le passage de la mort. C’est lui qui nous dira de nous préparer. Il nous proposera peut-être de rester quelques
jours sur terre. On en a les témoignages, à savoir le temps
de dire au revoir à ceux qui nous sont proches. Et souvent, lorsqu’on a perdu un proche et
que dans la nuit on se réveille, en rêvant de lui, en se disant il a dû arriver quelque
chose, je ne comprends pas, qu’on apprend le lendemain qu’il est effectivement décédé
pendant la nuit. Et bien, c’est l’ange Uriel qui est avec lui
et qui lui permet de nous faire un petit signe, une petite caresse et qui nous met, en l’aidant
par sa puissance, un petit rêve pour nous dire au revoir. Au contraire, si notre vie et si notre fin
de vie se montre dans l’orgueil, dans la dureté du cœur et bien ce même archange, se présentera
comme un juge terrible. Il suscitera en nous la peur. La peur du jugement. Il peut arriver que face à une telle peur,
des personnes refusent de passer dans l’autre monde. Elles en ont peur et elles restent dans le
passage de la mort quelques temps. L’archange le permet, car de cette façon-là,
en étant errant entre deux mondes, et bien leur cœur se prépare comme le peuple hébreux
dans le désert. Elles finissent par mourir à elle-même,
dans cette solitude terrible, dans ce lieu qui ne correspond pas à ce que cherche un
être humain. Et c’est ainsi que finalement, cette peur
salutaire suscitée par l’ange Uriel, sauve ces gens de leur orgueil et permet de construire
dans leur cœur, ce que normalement le sacrement de l’extrême onction, avec ses rituels qui
détachent de la terre aurait dû faire. Ainsi pour comprendre l’archange Uriel il
faut toujours avoir en tête, qu’il ne cherche que notre salut et qu’il prendra tous les
moyens, tous les moyens honnêtes, pour nous sauver de notre orgueil et pour développer
en nous un cœur humble et aimant.

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