Accueil des migrants : George Pau-Langevin interroge le Gouvernement

Accueil des migrants : George Pau-Langevin interroge le Gouvernement


Merci Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, mes chers collègues. Depuis la fermeture du centre humanitaire provisoire
de Paris, les demandeurs d’asile et migrants ne sont plus accueillis et orientés au fur et à mesure
de leur arrivée dans la capitale. Se sont reconstitués dans le nord-est de Paris,
notamment près du Centre le Millénaire, des campements de masse indignes de notre
République. Indignes pour ceux qui y vivent, indignes pour les riverains, indignes dans ces quartiers. Indigne de la 6ème puissance économique au monde. Le système mis en place par l’État pour
prendre le relais n’est pas suffisamment dimensionné sur le plan quantitatif. Sur le plan qualitatif,
ce système exclut la moitié des migrants, ceux dont les empreintes ont été enregistrées dans un autre État de l’Union, mais ne propose aucune alternative. Comment dès lors s’étonner que grossissent
les campements ? En outre, les ONG demandent à être assistées par la police qui actuellement leur refuse. Or sans la présence d’ONG et de policiers,
un campement de 1 500 personnes devient tout simplement une zone de non droit. Deux migrants ont été retrouvés noyés
récemment, ce qui était craint à juste titre. La Ville de Paris, alerte depuis des
semaines sur l’urgence à agir. Elle a pris des mesures indispensables de salubrité mais
est arrivée aux limites de ce qu’une ville peut faire. C’est l’État, le ministère de l’Intérieur
qui est compétent en matière de demande d’asile, d’ordre public et d’hébergement
d’urgence des personnes sans abri. Seule la mise en place d’un accueil au fur
et à mesure des arrivées, permettant un diagnostic et des orientations est de nature à mettre fin à ce chaos. En outre, vous devez proposer à ces
personnes vulnérables une solution avant évacuation. Monsieur le Premier ministre ma question est
de savoir comment le Gouvernement compte sortir de cette crise et garantir l’ordre public dans les quartiers concernés par ces campements de masse qui n’en peuvent plus.

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